
Zurban (n°263 - 7 septembre 2005)
Colapsus, un duo auteur d'un remarquable premier album autoproduit, Invisible Songs, débarque enfin sur scène. Adeptes d'une pop aérienne, hypnotisante et mélancolique, les compères ont deux atouts de poids: des arrangements archisoignés (aux effets électroniques hallucinants) et un sens aigu de la mélodie. Leurs prestations scéniques sont à l'image de leur musique: atmosphériques.
Mano
|  | Chronique Versus Magazine (n°5 - novembre 2005)
(...) Un univers sombre et complexe, toujours mélodique et chargé en atmospheres suaves et surréalistes des plus mélancoliques (...) c'est bel et bien à une musique hors-norme que nous faisons face: étrange, changeante, évolutive, osée et riche en arrangements foisonnants (...) Un travail d'orfèvre (...).
O. Drago
|  | Chronique D-Side (n°30 - septembre 2005)
Il est en ce beau pays des gens à qui, en musique, il reste de belles idées. Colapsus est de cette trempe d'artistes qui se laissent aller au vagabondage entre les genres, dans l'ignorance des barrières qui veulent freiner les cadences, recadrer le propos. A la fois psyché, rock, jazzy, d'inclassables progressions jouent ici l'alternance du confort et de la torture. Paré d'instrumentations lumineuses, Invisible Songs est l'étrangeté organique même, une collection d'atmospheres un brin douces-amères qui mutent ci et là en de plus cruelles échappées. Imaginez - mais dans l'exergue d'une phraséologie plus veloutée et moins démonstrative - King Crimson faisant la nique aux Doors, et baissant le froc de la Pop. Alkis Argyriadis et Franck Chapelat portent à travers une démarche de l'extrême des compositions parfois lunaires ("Island Minded") et d'une profondeur insondable, des berceuses qui se transforment en mauvais rêve. Ca chahute son monde. Sans méchanceté, non, mais sans ménagement non plus. Le confort semble déguerpir de ces secondes-là, pas pressé de retrouver son ombre. On n'en remarque que davantage la force d'inspiration de ces maîtres-d'oeuvres affûtés. Car ils posent ici les premiers jalons d'une oeuvre qui, franchement, mériterait d'exploser à la face de ce monde si passif.
Emmanuel Hennequin
|  | Chronique Velvet Magazine (n°4 - avril/mai 2005)
Drôle de duo. Derrière un visuel gothic/cold wave qui pourrait nous induire en erreur, Alkis et Franck proposent une musique particulièrement recherchée et chiadée jouant sur plusieurs registres. Si certaines intonations et sons de claviers rappelleront tout d'abord Jay Jay Johanson, Colapsus n'hésite pas à étendre ses compositions sur la terrain de la musique progressive ou du jazz, sans jamais tomber dans le démonstratif ou les motifs pompiers. Il n'est pas rare de passer de moments tourbillonnants à des passages atmosphériques (In The Cemetery Of The Hidden Tracks), un univers caressant (les choeurs célestes soutenant Island Minded) qui peut finir par une claque (le brut Into the Rush avec sa fin hypnotique digne des Doors). Chaque construction est complexe et mérite plusieurs écoutes pour en apprécier pleinement la teneur. Colapsus pourra évoquer aussi bien Alan Parson's Project que Talk Talk, David Sylvian, Tuxedomoon que le dernier Blonde Redhead ou le premier Overhead. Une série de belles références toutes différentes mais qui se rejoignent sur la préciosité et le classieux de la forme. Mais derrière cette vision musicale impressionnante, il y a aussi une belle âme. Et c'est bien là l'essentiel.
Denis Zorgniotti
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|  | Chronique Benzine
Composé d'un duo, Colapsus propose une pop élégante et soignée aux fortes influences 70. Remarquable pour le soin apporté aux mélodies et aux arrangements, parfois proches du jazz ou du cinéma (De Roubaix en tête), l'album développe des constructions sophistiquées trouvant souvent leur équilibre entre instrumentation acoustique et électronique. Les titres s'enchaînent avec bonheur et sans la moindre faiblesse. Les ambiances de velours portées par la voix chaude et lyrique de Franck Chapelat confèrent à ce disque une force et une qualité remarquable pour un disque auto-produit. Sans conteste le disque du mois dans cette rubrique ou l'on parle plus souvent des espoirs du rock que des confirmés.
Benoît Richard
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|  | Chronique Effet Larsen
Colapsus, c'est Alkis Argyriadis et Franck Chapelat, deux musiciens français multi-instrumentistes (plus Laurent Sainte-Marie à la basse dans "Scarecrow"). "Invisible Songs" est une oeuvre dense. On y pénètre comme sur la pointe des pieds. Entre intériorité et mélancolie, elle déroule, fluide et évidente. Signe incontestable d'une vraie personnalité. Fort d'une culture sûre et de bon goût qui transparaît au fil de cet album, et sans être le moins du monde un autre clone d'une quelconque musique kleenex, Colapsus se démarque avantageusement du formaté qui inonde dans la banalité la plus confondante le milieu des musiques rock. Loin de l'énergie destructrice qui frappe, passe et ne laisse au bout du compte que le vide derrière elle et bien qu'il y ait quelques passages plus agressifs ("Into The Rush" notamment), Colapsus avance, serein, dans une démarche assez hypnotique. Sur une assise de thèmes apparemment linéaires, pas loin des oeuvres de Dead Can Dance et de Tuxedo Moon, avec un habillage électronique plus intense, Colapsus, souvent porté par des guitares façon post-rock et des claviers ambient ("Dance Along Parasites") nous guide dans un univers qui se découvre lentement. Avec une identité bien affirmée (cf. les très beaux et originaux "Guide Dogs' Man", "Island Minded", le superbe et planant "Dead Singer" ou "Deaf And Dumb", thème hautement évocateur, on y voit des couples qui dansent dans un petit bal perdu !), Colapsus emporte l'adhésion comme une agréable surprise pleine de fraîcheur dans le marasme actuel d'un rock débordant de metal formaté, de prog rance ou d'alternatif envahi de tics. Cette oeuvre s'écoute d'une traîte, sorte de voyage intérieur entre ambiances tendues et moments apaisés, baignant dans une atmosphère de paysages sonores assez évocateurs. A l'écoute répétée, le temps travaille pour elle et, au lieu d'atténuer son impact, il l'amplifie. (...) Les musiciens de Colapsus ont un potentiel indéniable. Ils expriment quelque chose et le font bien. Et quand des musiciens ont quelque chose à dire, il serait dommage de ne pas les écouter.
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|  | Chronique Kitchen Webzine
(...) Il arrive parfois qu’on tombe de temps en temps sur un disque qui tienne ses promesses dans tout ce qu’on reçoit (...) et cette fois-ci, c’est Colapsus qui remportait le pompon. Ce duo parisien, proche du milieu vidéo, propose en effet avec ce premier album une musique certes sombre mais avec une véritable personnalité. Ils arrivent en effet à créer un univers entier dans lequel on plonge avec délice. Bien sûr, la mélancolie se montre omniprésente mais avec les premiers jours d’automne qui nous tombent dessus, l’ambiance se révèle parfaite. Proche d’une certaine frange de la musique progressive des années 70, Alkis Argyriadis et Franck Chapelat amènent des sonorités électro plus modernes ainsi que de franches touches jazzy, réussissant à mêler le tout sans encombres. N’hésitez pas à vous rendre sur leur site pour vérifier tout ceci de vos propres oreilles (...). On espère que la transposition de cette musique exigeante sur scène se passera sans encombre pour eux. En attendant Invisible Songs continue de tourner chez moi.
Sylvain
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|  | Chronique magazine Traverses (n° 16 - Janvier 2005)
COLAPSUS est la progéniture du duo Alkis Argyriadis et Franck Chapelat. Si, en écoutant entre les lignes, on se rend très vite compte que les deux hommes se nourissent très certainement d'une culture musicale relativement vaste qui s'aventure volontiers en dehors des sentiers battus - en témoigne le soin apporté à leurs arrangements - nos compères apportent la même délicate attention à leur désir perceptible de ne jamais vouloir paraître abscons. Les neufs chansons d'Invisible Songs sont le témoignage d'un travail de vrais passionnés qui misent tout sur l'émotion. Les technologies actuelles permettent d'accomplir de vraies merveilles, et Alkis Argyriadis l'a bien compris ; la musique de COLAPSUS se résumant en un savant dosage entre effets et sonorités actuelles consciencieusement quantifiés et cette volonté farouche, tout à leur honneur, de demeurer accessible au travers de leurs mélodies douces amères. (...)
Domenico Solazzo
|  | Chronique Zicazic
Les deux Parisiens qui composent Colapsus sont respectivement designer sonore et scénariste … Egalement multi-instrumentistes, Alkis Argyriadis et Franck Chapelat avancent ensemble depuis trois ans sur divers projets autant en live qu'en home-studio (on les a récemment croisés sur le projet Interference de Bruno Dugas) et tentent actuellement de rassembler un véritable groupe pour donner vie à leur album et le conduire sur les routes de France. Inutile de dire qu'un label serait le bienvenu pour épauler Colapsus dans un travail qu'il attaque en profondeur, à l'image d'une musique qui ne se cantonne pas à un seul et unique style … "Invisible Songs" sonne entre le rock progressif et le jazz avec par moments quelques petits côtés qui rappellent les plus grands shows de Broadway, quelque chose entre " Cats " et " West Side Story " … Doté d'une voix attachante qui est parfois à la limite de celle d'un crooner, Franck Chapelat n'hésite pas à la poser le plus souvent possible sur des morceaux très diversifiés créés entre guitares, claviers et machines. Décrochant un riff là où on ne l'attend pas, balançant une volée d'orgue Hammond à juste titre au beau milieu d'un morceau plutôt furibond, Colapsus joue les trublions et marque les esprits par son manque de conformisme. On apprécie la démarche originale qui a conduit à la création de morceaux brillants tels que "In The Cemetery Of The Hidden Tracks", "Into The Rush", "Deaf And Dumb" ou "Dead Singer". Un groupe qui avance comme bon lui semble, dans le bon sens mais loin des voies tracées par les modes actuelles et surtout avec force, talent, passion et envie. Ce n'est pas le plus simple pour être reconnu mais quand ça marche ...
Fred Delforge
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|  | Chronique RamDam
Nul doute qu'un producteur devrait tout ou tard s'intéresser à ce duo. (...) Tous les ingrédients sont là pour un futur prometteur.
Didier Muréna
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|  | Chronique A découvrir absolument
(...) La voix de Franck Chapelat comme révélateur des mesures et d'un talent réel (...) Gene avait essayé, Colapsus l'a fait, redonner à la pop une odeur de royauté (...) Presque formidable.
Gerald de Oliveira
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|  | Chronique magazine Koid'9 (n° 52 - Janvier 2005)
(…) le miracle s'est accompli et au fil des écoutes je me suis pris à fredonner les mélodies de cet album (…) inetiquettable. Je n'ai jamais entendu chose similaire, pas même dans le progressif 70's, il faut peut-être chercher du côté de Fripp-Sylvian. (…) l'impression générale que l'album me laisse est celle d'un film surréaliste (…) ce n'est pas un CD que l'on entend, mais un CD que l'on écoute (…) laissez-vous séduire et pénétrez dans cet univers étrange (…)
Denis Chamignon
|  | Chronique W-Fenec
Invisible, c'est peut-être un peu fort comme terme mais il est vrai que les chansons de Colapsus se font discrètes, l'ambiance est celle d'un piano bar avec sièges en velours, smokings, moquette, lumière tamisée et David Lynch en garçon pour apporter les whiskys bien tassés. Dans le coin le plus sombre on voit la silhouette de Mike Patton se dessiner à contre-jour, la lumière vient du sol mais est trés chaleureuse. Cette boîte est très bien fréquentée mais on la dit hantée, en cherchant un peu dans les placards, on pourrait retrouver les corps d'un quintet de jazz qui jouait là dans les années 30 et que le tenancier de l'époque n'avait pas pu payer... Les nouveaux propriétaires ont passé le coup de balai sur tout ça, ils ont même refait la cave, car par temps de pluie (et Dieu sait qu'il pleut souvent) le sol bougeait un peu, les mouvements souterrains ont disparu, la fraicheur de la cave aussi, désormais le samedi soir on y passe des disques, une musique déshumanisée qui n'a rien à voir avec celle de l'étage, l'électricité et la saturation envahissent les conduits auditifs des gens pressés là par le mauvais temps et les soucis de leur vie quotidienne. On passe d'une ambiance à l'autre par un escalier en bois, au fur et à mesure qu'on remonte vers la surface, la lumière rougit, la température remonte, l'air se fait plus respirable. Le guitariste est toujours là, l'acoustique est bonne, les accords résonnent, le crooner est parti mais ses mélodies sont toujours là, elles ont investi les lieux et s'y dissimulent, invisibles mais présentes.
Oli.
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